CÉAS de la Mayenne
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Vieillesse et culture

 

Églantine Chesneau

12 301 jours avec ma Mamie, d’Églantine Chesneau (2019). Un témoignage – Un portrait – La vie et ses souvenirs

Dans un album graphique, l’illustratrice Églantine Chesneau nous raconte le vieillissement, peu à peu, de sa Mamie. Cela commence quand, toute seule, celle-ci vit dans un appartement trop grand, au 4e étage sans ascenseur d’un immeuble communautaire… où il n’y a presque plus personne aujourd’hui. Alors, c’est décidé, elle va déménager ! Églantine Chesneau s’amuse à nous présenter quelques spécimens d’établissement.

 

Barbara Constantine

Et puis, Paulette... Il y a des livres, on ne sait pas pourquoi, on le les choisit pas, ce sont eux qui nous choisissent

Ce livre pourrait bien faire partie du lot de ces petites pépites qui n’ont l’air de rien mais qui nous donnent, le temps de la lecture, comme une respiration, comme une inspiration.

 

Barbara Constantine et Cecyl Gillet

Petit portraits de très grandes personnes... Leçons de vie

Plein de respect, d’humanité et de tendresse, Petits portraits de très grandes personnes est un très beau livre, écrit par Barbara Constantine, avec des complicités, et illustré par Cecyl Gillet. Michel, Irène, Vanda, Jean, Odette, Raymonde… Ce sont seize très beaux portraits, tant par l’écriture que par les illustrations colorisées, dans une mise en page qui emprunte à la poésie.

 

 

Frédérique Deghelt

La grand-mère de Jade (Actes Sud, 2009). Des vies rêvées, entrelacées, un parfum de violette et de rose

Et si vous vous offriez le bonheur de rencontrer Jeanne, La grand-mère de Jade, qu’après quelques pages vous appellerez, vous aussi, Mamoune ?

 

Raquel Franco et Cristina Bueno

Les mamies braqueuses (2017). Un petit régal d'humour... mais qui fait réfléchir !

C’est absolument délirant, incompréhensible, extravagant, surréaliste ! Très tôt, ce jour-là, la Banque du Sud fait l’objet d’un braquage par… quatre vieilles dames armées et bien déterminées. Aussitôt actionné (par mégarde), le système de sécurité bloque toutes les issues pour six longues heures pouvant toujours servir à des négociations. La police est presque instantanément sur les lieux.

 

 

 Pierre Gagnon

Mon vieux et moi. Parce que lire, cela fait grandir !

Il y a des livres dont on entend parler au hasard d’une émission de télévision et on se dit : « Tiens, ce serait bien de faire connaître celui-ci »… Alors on l’achète avec l’idée de se faire plaisir et de rédiger une petite fiche à l’intention d’autres lecteurs, si ce livre tient toutes ses promesses…Mais une fois lus, et la promesse tenue, il y a des livres qui parlent d’eux-mêmes, et qui se passent de toute autre forme de commentaire… Celui-ci en fait partie… Mais peut-on donner envie de lire en en disant si peu ?

 

 

Pascal Gautier

Les vieilles (2010). Un bouquet de petites fins...

La couverture est attractive avec une bonne vieille au sourire en coin malicieux. La quatrième de couverture l’est plus encore puisqu’on nous y annonce un roman de Pascale Gautier « irrésistible de fraîcheur » qui « bouscule, avec humour et impertinence, nombre d’idées reçues sur la vieillesse ».

 

Anne-Gaëlle Huon

Le bonheur n'a pas de rides (2017). Vivre à tout âge – sans être forcément dément !

Le premier mot, le premier prénom, le premier personnage qui apparaît dans le roman d’Anne-Gaëlle Huon, Le bonheur n’a pas de rides, c’est « Sylviane » – celle qui déteste « être en retard les jours de marché ». Très vite, elle nous devient familière ; on cerne tout de suite à qui on a affaire… C’est tout le talent d’Anne-Gaëlle Huon de nous donner ainsi à découvrir une véritable galerie de portraits.

 

Claire Huynen

La vieillesse, à vivre, survivre ou mourir, en pleine face ! Série grise : pas forcément un "coup de coeur"

Atypique et acerbe, ce troisième roman de Claire Huynen, Série grise, nous conduit tout droit chez les vieux, les vieux de « Mathusalem ». Il s’agit d’une maison de retraite pour « adultes valides ». L’ouvrage s’ouvre sur : « Les vieux m’emmerdent. Il faut dire que je suis le premier objet de mon dédain ». Le ton est donné…

 

 

Jonas Jonasson

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire. Hommage à Allan Karlsson, désinvolte centenaire qui jongle avec l'Histoire

Ce personnage a marqué l’histoire mondiale tout au long du XXe siècle et au début de ce XXIe siècle, mais il a traversé les décennies dans le plus banal anonymat. On cherchera vainement à en savoir plus dans les dictionnaires, même les plus pointus. Seul le récit de ses aventures, divulguées involontairement par son épouse qui tenait un blog, commence tout juste à réparer l’injustice. On peut formuler l’hypothèse que son activité d’espionnage pour la CIA, à un court moment de son inusable vie, a largement contribué au mystère qui entoure son existence.

 

Thibaut Lambert

L'amour n'a pas d'âge (Des ronds dans l'O, 2019). Pour les familles et les soignants qui ne le sauraient pas

Quand on fréquente les maisons de retraite, cela arrive parfois : on vous annonce qu’un couple s’est formé ; plus rare, qu’il y a eu un mariage. Une question tombe généralement presque toute seule : « Et cela n’a pas posé de problème avec leurs enfants ? » Là, on peut entendre des choses tout à fait banales ; d’autres fois, s’expriment des regrets car cela ne s’est pas très bien passé. De la part des enfants, mais aussi des soignants, ce peut être de l’incompréhension, de la gêne, et tout cela se traduit par des reproches, des refus catégoriques, du chantage… Au sein des familles, le caractère odieux des énormités entendues peut même être proportionnel aux sous à récupérer avec l’héritage.

 

Marion Laurent et Arnaud Le Roux

Entre deux averses (2006) : être une femme et vivre au XXe siècle

Si Arnaud Le Roux apporte sa contribution au récit, Marion Laurent y contribue également, et elle signe aussi dessin et couleur. Plus que cela, elle se met en scène dans l’album, telle Marion, cette jeune femme de 20 ans qui rend visite à sa grand-mère Giuseppina, en maison de retraite et qui fête ce jour-là ses 85 ans. Et c’est la même Marion, soixante ans plus tard, à la fin de l’album, qui, quant à elle, fête ce jour-là ses 80 ans, vivant chez elle grâce à l’accompagnement de son aide à domicile.

 

Gilles Legardinier

 L'essentiel, c'est d'avoir... Quelqu'un pour qui trembler (Fleuve éditions, 2015)

Thomas Sellac avait à peine plus de 20 ans et il se disait que s’il restait en France quand il allait être médecin, il servirait uniquement « à administrer des vaccins dont l’efficacité est surtout prouvée pour les comptes bancaires des laboratoires, ou à prescrire des anxiolytiques à des gens qui pour beaucoup s’écouteraient moins s’ils avaient de vrais problèmes ». Dès le premier des cent chapitres, Thomas Sellac s’annonce comme le personnage central de Quelqu’un pour qui trembler, roman de Gilles Legardinier, publié chez Fleuve Éditions en octobre 2015 (430 pages).

 

 

Lorenzo Marone

Pour les vieux de 77 ans, ou ceux qui s'en approchent... La Tentation d'être heureux (2016)

La Tentation d’être heureux est le troisième livre du romancier italien Lorenzo Marone. Plusieurs fois primé, l’ouvrage a révélé l’auteur. L’histoire a même déjà fait l’objet d’une adaptation au cinéma par le réalisateur Gianni Amelio. Traduit de l’italien par Renaud Temperini, le livre est publié en 2016 par les éditions Belfond.

 

Brigitte Luciani et Claire Le Meil

On se reposera plus tard. La Marpa au service du "bien vieillir vieux" : un hymne à la vie ! (2020)

À 75 ans, tout allait bien pour Marie Vallée, une dynamique habitante de Blois… Il faut bien le dire, avec l’âge, le corps perd sa beauté, mais tant pis… tant qu’il tient encore la route ! Bref, Marie avait toute son autonomie et une bonne santé, mais sans forcément avoir une conscience absolue de son bonheur…

 

 

Susie Morgenstern

Une vieille histoire (1985). Il y a un seul chemin : celui que l'on choisit de prendre

Une vieille histoire est un petit livre présenté comme étant destiné aux 6-8 ans, mais on peut avoir quelques années de plus et découvrir avec plaisir l’histoire presque banale de cette vieille dame attachante, parfois bien seule, qui vit au ralenti, usée par les ans.

 

 

Alexander Payne

Gagner un million de dollars et s'acheter une camionnette. Le "projet personnalisé", version Nebraska (2013)

Plus d’une trentaine de fois nominé, Nebraska a été seulement deux fois lauréat. Ce film américain d’Alexander Payne (2013), avec Bruce Dern et Will Forte dans les deux rôles principaux, manque de peu, sans doute à cause parfois de sa lenteur, d’être une très grande œuvre. Le film sait pourtant nous faire sourire, nous émouvoir, tout en donnant du sens à ce qui constitue, dans le social ou le médico-social, un « projet personnalisé ».

 

Georges Quaglia et Jean-Pierre H.Tétart

Des retraités en dernière classe. Ce vieux printemps, à l'hôpital de Bonnétable

En 2004, le photographe Georges Quaglia et l’écrivain Jean-Pierre H. Tétart partagèrent de longs moments avec les résidents et le personnel de la maison de retraite de l’hôpital de Bonnétable, près du Mans. De ces rencontres privilégiées ils ont fait un livre grave, sensible : Ce vieux printemps, paru aux éditions Cénomane.

 

Pascal Rabaté

Les petits ruisseaux : les vieux sont comme tout le monde !

Âmes pudibondes s'abstenir ! Certains dessins pourront paraître trop crus. Pourtant, la BD de l'Angevin Pascal Rabaté, Les petits ruisseaux (éd. Futuropolis, 2006), a pleinement sa place dans un rayon "Gérontologie".

 

 

 

Marie-Sabine Roger

Les encombrants (2007). La réalité n'est pas toujours celle que l'on croit

Juste un an avant de nous offrir sa Tête en friche (Le Rouergue, 2008), roman adapté au cinéma en 2010 avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus, Marie-Sabine Roger publiait, aux éditions Thierry Magnier, un recueil de sept nouvelles : Les encombrants.

 

Bon rétablissement (2012). Un vieux con lucide sur lui-même et ceux qui le soignent... parfois !

De quoi se réconcilier avec le milieu hospitalier ? Pas vraiment… Voici un roman « coup de cœur » qui fera rire les bien portants et prendre courage à ceux qui le sont moins… Dans un style toujours aussi enlevé, relevé et imagé, Marie-Sabine Roger nous fait partager quelques semaines de la vie de Jean-Pierre Fabre, hospitalisé pour des raisons quelque peu obscures. Veuf, seul, ce « repêché de la Seine », vieux bougon immobilisé, « expérimente la vie à l’hôpital ».

 

Laurent Tardy

De la complicité et de la solidarité intergénérationnelle. Monsieur Firmin  (2016)

Seize pages avec quelques lignes de textes et seize planches pleine page, il ne faut pas beaucoup de temps pour connaître le dénouement. Possibilité de flâner pour s’amuser des gentils animaux qui se glissent dans les décors, mais interdiction formelle d’être curieux au point de commencer la lecture, la découverte de l’album en l’ouvrant aux dernières pages ! Ce serait enlever tout son intérêt à l’histoire du petit garçon qui raconte celle de Monsieur Firmin, 93 ans, et la sienne également. Lui a seulement 7 ans et oui, à tous les deux, ils ont 100 ans !

 

Aurélie Valognes

La vie (peut) commence(r) à 83 ans ! Mémé dans les orties (2015)

Prologue. Ferdinand Brun, 83 ans, est sur le point de quitter pour toujours son appartement, là où il vivait «reclus, sans famille, sans ami». Là où il part, il sait qu’« on va tenter de l’infantiliser ». Le lecteur imagine forcément une entrée en maison de retraite… Mémé dans les orties est le premier roman d’Aurélie Valognes. D’abord diffusé en autoédition, il a attiré l’attention des éditons Michel Lafon (2015).

 

Delphine de Vigan

Les gratitudes... Savoir dire "merci" avant qu'il ne soit trop tard (JC Lattès, 2019)

Avec son dixième roman, Les Gratitudes, Delphine de Vigan nous offre quelques heures de plaisir, d’émotion, de réflexion sur la vie, les deuils à la vieillesse, la mémoire, les dettes, les regrets… et l’expression si apaisante, si puissante, de la gratitude, du vrai merci.

 

 Léa Wiazemsky

Quand deux blessés de la vie se croisent, se rencontrent... Le vieux déjeunait seul

Le vieux qui déjeunait seul est écrit à la première personne, mais il y a plusieurs premières personnes, d’où un premier roman tout en rythme, offert par Léa Wiazemsky (Michel Lafon, 2015). C’est l’histoire d’un rituel : le déjeuner au restaurant du lundi, à midi trente précise.