CÉAS de la Mayenne
29, rue de la Rouillère
53000 Laval
Tél. 02 43 66 94 34
Mél. ceas53@wanadoo.fr

Vieillesse et culture

 

Des retraités en dernière classe. Ce vieux printemps, à l'hôpital de Bonnétable

En 2004, le photographe Georges Quaglia et l’écrivain Jean-Pierre H. Tétart partagèrent de longs moments avec les résidents et le personnel de la maison de retraite de l’hôpital de Bonnétable, près du Mans. De ces rencontres privilégiées ils ont fait un livre grave, sensible : Ce vieux printemps, paru aux éditions Cénomane.

Les petits ruisseaux de Pascal Rabaté : les vieux sont comme tout le monde !

Âmes pudibondes s'abstenir ! Certains dessins pourront paraître trop crus. Pourtant, la BD de l'Angevin Pascal Rabaté, Les petits ruisseaux (éd. Futuropolis, 2006), a pleinement sa place dans un rayon "Gérontologie".

 

Les encombrants de Marie-Sabine Roger (2007). La réalité n'est pas toujours celle que l'on croit

Juste un an avant de nous offrir sa Tête en friche (Le Rouergue, 2008), roman adapté au cinéma en 2010 avec Gérard Depardieu et Gisèle Casadesus, Marie-Sabine Roger publiait, aux éditions Thierry Magnier, un recueil de sept nouvelles : Les encombrants.

 

Parce que lire, cela fait grandir ! Mon vieux et moi, de Pierre Gagnon

Il y a des livres dont on entend parler au hasard d’une émission de télévision et on se dit : « Tiens, ce serait bien de faire connaître celui-ci »… Alors on l’achète avec l’idée de se faire plaisir et de rédiger une petite fiche à l’intention d’autres lecteurs, si ce livre tient toutes ses promesses…Mais une fois lus, et la promesse tenue, il y a des livres qui parlent d’eux-mêmes, et qui se passent de toute autre forme de commentaire… Celui-ci en fait partie… Mais peut-on donner envie de lire en en disant si peu ?

 

Les vieilles de Pascale Gautier (2010). Un bouquet de petites fins...

La couverture est attractive avec une bonne vieille au sourire en coin malicieux. La quatrième de couverture l’est plus encore puisqu’on nous y annonce un roman de Pascale Gautier « irrésistible de fraîcheur » qui « bouscule, avec humour et impertinence, nombre d’idées reçues sur la vieillesse ».

 

La vieillesse, à vivre, survivre ou mourir, en pleine face ! Série grise, de Claire Huynen : pas forcément un "coup de coeur"

Atypique et acerbe, ce troisième roman de Claire Huynen, Série grise, nous conduit tout droit chez les vieux, les vieux de « Mathusalem ». Il s’agit d’une maison de retraite pour « adultes valides ». L’ouvrage s’ouvre sur : « Les vieux m’emmerdent. Il faut dire que je suis le premier objet de mon dédain ». Le ton est donné…

 

Hommage à Allan Karlsson, désinvolte centenaire qui jongle avec l'Histoire

Ce personnage a marqué l’histoire mondiale tout au long du XXe siècle et au début de ce XXIe siècle, mais il a traversé les décennies dans le plus banal anonymat. On cherchera vainement à en savoir plus dans les dictionnaires, même les plus pointus. Seul le récit de ses aventures, divulguées involontairement par son épouse qui tenait un blog, commence tout juste à réparer l’injustice. On peut formuler l’hypothèse que son activité d’espionnage pour la CIA, à un court moment de son inusable vie, a largement contribué au mystère qui entoure son existence.

 

 

 

Il y a des livres, on ne sait pas pourquoi, on le les choisit pas, ce sont eux qui nous choisissent

Ce livre pourrait bien faire partie du lot de ces petites pépites qui n’ont l’air de rien mais qui nous donnent, le temps de la lecture, comme une respiration, comme une inspiration.

 

 

 

Marie-Sabine Roger : Bon rétablissement (2012). Un vieux con lucide sur lui-même et ceux qui le soignent... parfois !

De quoi se réconcilier avec le milieu hospitalier ? Pas vraiment… Voici un roman « coup de cœur » qui fera rire les bien portants et prendre courage à ceux qui le sont moins… Dans un style toujours aussi enlevé, relevé et imagé, Marie-Sabine Roger nous fait partager quelques semaines de la vie de Jean-Pierre Fabre, hospitalisé pour des raisons quelque peu obscures. Veuf, seul, ce « repêché de la Seine », vieux bougon immobilisé, « expérimente la vie à l’hôpital ».

 

 

 

Gagner un million de dollars et s'acheter une camionnette. Le "projet personnalisé", version Nebraska (2013)

Plus d’une trentaine de fois nominé, Nebraska a été seulement deux fois lauréat. Ce film américain d’Alexander Payne (2013), avec Bruce Dern et Will Forte dans les deux rôles principaux, manque de peu, sans doute à cause parfois de sa lenteur, d’être une très grande œuvre. Le film sait pourtant nous faire sourire, nous émouvoir, tout en donnant du sens à ce qui constitue, dans le social ou le médico-social, un « projet personnalisé ».

 

Gilles Legardinier : l'essentiel, c'est d'avoir... Quelqu'un pour qui trembler (Fleuve éditions, 2015)

Thomas Sellac avait à peine plus de 20 ans et il se disait que s’il restait en France quand il allait être médecin, il servirait uniquement « à administrer des vaccins dont l’efficacité est surtout prouvée pour les comptes bancaires des laboratoires, ou à prescrire des anxiolytiques à des gens qui pour beaucoup s’écouteraient moins s’ils avaient de vrais problèmes ». Dès le premier des cent chapitres, Thomas Sellac s’annonce comme le personnage central de Quelqu’un pour qui trembler, roman de Gilles Legardinier, publié chez Fleuve Éditions en octobre 2015 (430 pages).

 

 

La vie (peut) commence(r) à 83 ans ! Mémé dans les orties, d'Aurélie Valognes (2015)

Prologue. Ferdinand Brun, 83 ans, est sur le point de quitter pour toujours son appartement, là où il vivait « reclus, sans famille, sans ami ». Là où il part, il sait qu’« on va tenter de l’infantiliser ». Le lecteur imagine forcément une entrée en maison de retraite… Mémé dans les orties est le premier roman d’Aurélie Valognes. D’abord diffusé en autoédition, il a attiré l’attention des éditons Michel Lafon (2015).

 

 

Les mamies braqueuses, de Raquel Franco et Cristina Bueno (2017). Un petit régal d'humour... mais qui fait réfléchir !

C’est absolument délirant, incompréhensible, extravagant, surréaliste ! Très tôt, ce jour-là, la Banque du Sud fait l’objet d’un braquage par… quatre vieilles dames armées et bien déterminées. Aussitôt actionné (par mégarde), le système de sécurité bloque toutes les issues pour six longues heures pouvant toujours servir à des négociations. La police est presque instantanément sur les lieux.

 

 

 

Quand deux blessés de la vie se croisent, se rencontrent... Le vieux déjeunait seul, de Léa Wiazemsky

Le vieux qui déjeunait seul est écrit à la première personne, mais il y a plusieurs premières personnes, d’où un premier roman tout en rythme, offert par Léa Wiazemsky (Michel Lafon, 2015). C’est l’histoire d’un rituel : le déjeuner au restaurant du lundi, à midi trente précise.

 

Barbara Constantine et Cecyl Gillet (2015/2017). Leçons de vie : Petits portraits de très grandes personnes

Plein de respect, d’humanité et de tendresse, Petits portraits de très grandes personnes est un très beau livre, écrit par Barbara Constantine, avec des complicités, et illustré par Cecyl Gillet. Michel, Irène, Vanda, Jean, Odette, Raymonde… Ce sont seize très beaux portraits, tant par l’écriture que par les illustrations colorisées, dans une mise en page qui emprunte à la poésie.