CÉAS de la Mayenne
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Addictologie


Les acteurs mayennais (actualisation : octobre 2015)

Vous pouvez accéder ici à la plaquette du Réseau des intervenants en addictologie de la Mayenne (RIAM), laquelle présente l'ensemble des acteurs mayennais de la prévention, de l'accompagnement et du soin.


Acteurs majeurs au sein d'un réseau : les groupes d'entraide en Mayenne

Oublions les "groupes d'anciens buveurs" – titre stigmatisant et réducteur – et les associations néphalistes – trop savant – pour retenir et saluer l'action des groupes d'entraide. Ces associations d'aide aux personnes en difficulté avec l'alcool sont, en Mayenne, partenaires à part entière de la prévention et de l'accompagnement. L'identification des groupes d'entraide aux anciens buveurs est d'autant plus impropre que les associations ne comptent pas forcément exclusivement, parmi leurs bénévoles, des personnes ayant eu des problèmes avec l'alcool. Ce n'est en aucun cas une obligatoire statutaire !

Addictologie : avec la prévention et les soins, la réduction des risques, troisième levier d'action

La prévention vise à éviter ou du moins à diminuer l'usage des produits psychotropes. Les soins sont une réponse d'ordre médical et psychosocial proposée au consommateur pour traiter les effets des produits et sortir éventuellement de sa dépendance. Quant à la réduction des risques, elle est une stratégie complémentaire se distinguant de la prévention et des soins : elle a pour objectif de prévenir les dommages associés à l'usage des drogues, même si les personnes ne souhaitent pas s'abstenir de consommer. Bien entendu, les réponses d'ordre sécuritaire ou répressif peuvent avoir toute leur utilité mais elles s'inscrivent dans une autre logique que celle de la santé publique.

Les cultures professionnelles deviennent perméables

Le bulletin du Réseau des intervenants en addictologie de la Mayenne (RIAM) est diffusé à six ou sept cents exemplaires, notamment auprès des professionnels mayennais de l’action sociale et des soins. Le n° 4, sorti en décembre 2010, propose un dossier de deux pages, que le CÉAS de la Mayenne a rédigé, sur « la dimension sociale en addictologie ».

Faut-il faire peur pour sensibiliser ?

Si vous souhaitez faire arrêter quelqu’un de fumer, faut-il lui faire peur ? Les experts sont partagés. Une majorité s’accorde néanmoins sur deux points : le recours à la peur peut être efficace mais ne fonctionne qu’auprès d’une partie de la population ; utiliser la peur exige, en complément, de soutenir l’ensemble de la population par des informations, une aide ou une stratégie d’action. La Santé de l’homme, dans son n° 377 de mai-juin 2005, fait le point sur cette question.

Repérage précoce et intervention brève (RPIB). Des outils pour la prévention des pratiques addictives

En 2000, quand le CÉAS de la Mayenne travaille à l’élaboration d’un Plan départemental de lutte contre les toxicomanies et de prévention des dépendances, le concept de réduction des risques, ou même celui du repérage précoce et de l’intervention brève (RPIB) n’existent pas encore – ce qui n’enlève rien à la pertinence de la politique alors mise en œuvre en Mayenne par les services de l’État et les acteurs concernés. Seulement, les connaissances évoluent et on tire aujourd’hui des enseignements des pratiques et des expériences...

Comment sortir de la dépendance physique à l'alcool ? L'arrêt de la consommation est possible au domicile

Une personne est dépendante à l’alcool quand elle ne maîtrise plus sa consommation. Cette dépendance peut être d’ordre psychologique et/ou physique. Si elle est physique, une démarche de soins implique une première phase de sevrage (arrêt de la consommation d’alcool). Ce sevrage éthylique peut se pratiquer au domicile (en « ambulatoire ») ou à l’hôpital ou dans une structure spécialisée (cf. La Bréhonnière, à Astillé). Ce sevrage éthylique, effectué sur une courte période (de cinq à dix jours) fait l’objet d’un dossier dans RIAM… Infos n° 7 de juin 2012, publié par le Réseau des intervenants en addictologie de la Mayenne.

L'abus de trafic de cannabis est dangereux pour la société. L'inefficacité de la lutte remet en question la pénalisation

Alors que la consommation de cannabis est un fait de plus en plus courant chez les jeunes et que des études commencent à dévoiler les effets de cette drogue sur le cerveau, les enjeux du trafic deviennent de plus en plus importants, menaçant même la sécurité des habitants de certaines villes. Pourtant, en 2011, plusieurs voix se sont élevées au sein de l’ONU, puis parmi les politiques français pour inciter les gouvernants à changer de stratégie après une lutte policière et pénale de plusieurs décennies. Ces personnes plaident pour la mise en place d’un contrôle légal de la diffusion du cannabis par l’état pour lutter contre les effets de cette drogue, mais surtout contre les trafics. Cette méthode serait, selon elles, plus efficace et moins coûteuse que la réponse purement pénale.

Troubles addictifs et/ou psychiatriques en Mayenne. Trois dispositifs pour faciliter l'accès aux soins

Les troubles d’ordre addictif et/ou psychiatrique isolent et enferment les personnes qui en souffrent. On peut repérer qu’une personne isolée ne va pas bien, mais comment l’accompagner vers les soins que, parfois, elle refuse ? C’est le thème que traite le Réseau des intervenants en addictologie de la Mayenne (RIAM) dans le n° 8 du RIAM… Infos – L’addictologie en Mayenne (décembre 2012, quatre pages) auquel le CÉAS de la Mayenne a apporté son concours.

La réduction des risques en addictologie

La réduction des risques (RDR) part du postulat qu’un monde sans addiction n’existe pas. Dans cette approche, on informe et on accompagne les usagers pour éviter les pratiques à risques et, si possible, les orienter le plus précocement possible vers les soins. La réduction des risques privilégie le dialogue avec les usagers, même les plus marginalisés, afin d’en faire des acteurs de leur santé et, éventuellement, de leur démarche de soins.