CÉAS de la Mayenne
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ACTUALITÉS

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03/06/2020

La mort et le deuil : des albums enfance et jeunesse (juin 2020, 12 pages)

Ce dossier qui présente des albums pour expliquer la mort et aider à faire son deuil, reprend, entre autres, une sélection de Simon Roguet, libraire chez M’Lire, à Laval, pour des albums antérieurs à 2010.

 

 

 

02/06/2020

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La mortalité n’est pas une compétition…

Les chiffres de la mortalité liée au Covid-19 ont donné lieu à moult critiques, suspicions, accusations. Les statistiques sont importantes : elles fournissent les bases sur lesquelles on peut s’appuyer pour l’analyse et les prises de décision. Encore faut-il que les chiffres soient fiables ! Qu’ils reflètent la réalité !

En France, c’est surtout la litanie de Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, qui a prêté le flanc à la polémique. Trop anxiogène… Trop insipide… Nous serons plus nuancé et soulignerons qu’on avait affaire ici plus à un exercice de communication qu’à un exposé scientifique. Concrètement, la dramatisation concourait au respect des règles de confinement par le plus grand nombre possible d’auditeurs ou de téléspectateurs dans un pays où la transgression des interdits n’est pas l’apanage des seuls adolescents.

Les statistiques, y compris en France, ont leurs limites. Au demeurant, l’approche territoriale et les évolutions dans le temps ne sont pas dénuées d’intérêt si les modalités de recueil restent homogènes.

Les comparaisons entre les différents pays posent plus de problèmes. Longtemps, la presse s’est contentée du nombre de décès par pays. Avec plus de 100 000 morts, les États-Unis occupent le funèbre premier rang. Mais on conviendra en toute bonne foi que comparer le nombre de morts aux États-Unis avec, par exemple, la Belgique – près de 29 fois moins peuplée – n’a réellement aucun sens.

La mortalité rapportée au nombre d’habitants apporte un tout autre éclairage : la mortalité aux États-Unis (31 décès pour 100 000 habitants) est bien inférieure, entre autres, à celle de la Belgique (82), de l’Espagne (58), de l’Italie (55) ou de la France (43).

Comparer ce qui est comparable

Ces comparaisons entre pays ne vont pas de soi car elles supposent des modalités de recueil strictement équivalentes. Si la réponse était aussi simple, on peut penser que les historiens se seraient mis d’accord depuis longtemps sur le nombre de décès, dans le monde, liés à la grippe dite « espagnole » de 1918-1919. Or, les chiffres mondiaux oscillent entre 20 et 100 millions de morts.

Si nous considérons que cette grippe dite « espagnole » a tué de 240 000 à 400 000 Français, on peut être surpris des seuls 29 000 morts en France liés au Covid-19 au regard des mesures qu’il a suscitées. Dès lors, on pourrait presque s’insurger contre les mesures draconiennes que l’État français a prises sous prétexte de pandémie. Un tel raisonnement serait pourtant irresponsable : on ne saura jamais avec certitude combien il y aurait eu de morts si le gouvernement n’avait pas institué le confinement.

Mais revenons aux comparaisons entre pays. Pour quelles raisons sont-elles insensées ? Quels sont les facteurs susceptibles d’influencer le niveau de mortalité ?

Voudriez-vous minimiser l’ampleur d’une pandémie ? C’est simple : il suffit de « jouer » sur la cause principale de décès. C’est tout le problème quand plusieurs causes médicales peuvent expliquer un décès. Tout dépend encore des facilités d’accès aux soins. Pour des raisons financières ou d’éloignement géographique, s’il est impossible d’accéder à un hôpital susceptible de soigner et de guérir une personne atteinte du Covid-19, surtout en période de confinement, forcément des malades vont renoncer aux soins et cela aura un impact sur les statistiques officielles.

Et quand la maîtrise supposée de la crise sanitaire constitue un enjeu de politique intérieure et extérieure, on peut faire confiance aux pouvoirs en place pour jongler avec les chiffres…

On sait aujourd’hui que plein d’autres facteurs peuvent intervenir, tels la pyramide des âges, la densité de population, la mobilité internationale, les politiques gérontologiques, la discipline collective pour notamment le respect des règles préventives, sans oublier l’offre de soins…

22/05/2020

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L’enseignement universitaire à distance n’est qu’un pis-aller

« Covid-19 : la réponse des universités françaises », tel est le titre du « rapport » livré par Francis Vérillaud, conseiller spécial à l’Institut Montaigne. N’y aurait-il pas tromperie sur la marchandise quand on sait que toute l’analyse repose sur un travail d’enquête, mais auprès de seulement quatre universités, et pas une seule de Paris ou de la région parisienne. Et aucune information sur la méthode utilisée pour cette étude.

Dans ces quatre universités, « les enseignants, professeurs, chercheurs et personnels ont été au rendez-vous dès le 13 mars et parfois même avant pour emmener une partie très significative de la communauté universitaire dans une réalité virtuelle ». Et, selon l’auteur, « c’est ce qu’il s’est passé dans toutes les universités de France ».

Tout le rapport diffuse ainsi un discours dithyrambique. « Les universités ont su répondre à leurs responsabilités et assurer leurs missions »« La continuité pédagogique a pu être assurée immédiatement »« Les étudiants, dans leur très grande majorité, se sont partout et aisément adaptés aux nouvelles pratiques d’enseignement »

Bien sûr, il y a le problème des étudiants qui « sont à la campagne avec des connexions faibles » ; qui ont « des moyens financiers insuffisants pour être connectés convenablement et durablement » ; qui « ne peuvent plus travailler pour subvenir à leurs besoins et donc sont en position de détresse »… Mais tous les ans, rappelle Francis Vérillaud, des étudiants abandonnent en cours de cursus. Seulement, n’y a-t-il pas des étudiants qui ont abandonné leurs études à cause du confinement et de l’enseignement à distance… et qui n’auraient pas arrêté dans des conditions normales ?

Francis Vérillaud ne nie pas les difficultés avec les stages, le travail en apprentissage ou encore les séjours à l’étranger, mais son discours est toujours le même : tout va très bien, les universités ont su s’adapter à tout cela (enfin, les quatre universités sur lesquelles a porté l’étude).

Tout est parfait dans le meilleur des mondes…

La question des examens est « présente », mais là encore ce n’est pas « un problème d’une importance majeure dans la mesure où la première moitié du second semestre a été faite normalement ».

Finalement, si problème il y a eu ou il y aura, c’est plus pour les activités de recherche.

Francis Vérillaud poursuit sa démonstration : les universités ont retrouvé « un sens de l’action » et inventé « les solutions aux difficultés les plus inédites ». On retiendra que le basculement sur le télétravail s’est effectué « sans souci jusqu’à 80 % de l’ensemble ». Tout juste une pensée pour les étudiants qui vont entrer sur le marché du travail dans des conditions défavorables, et voilà les universités qui se préoccupent déjà de la rentrée 2020-2021.

Ce qu’il y a de plus dommageable encore dans cette analyse est de considérer que l’université est une et uniforme sans tenir compte des parcours, du cycle, voire même des pédagogies mises en œuvre.

Mais comme tout s’est très bien passé cette année, pourquoi s’inquiéter puisque tout ou presque peut se faire en télétravail et que la pédagogie numérique semble permettre une égale qualité d’enseignement ?

Notre expérience locale nous amène à un moindre optimisme dans les constats :

  • Des activités pédagogiques chronophages pour assurer une qualité d’enseignement la plus proche possible du face à face – le temps de travail supplémentaire n’étant pas pris en charge financièrement, ce qui forcément finirait par user, démobiliser les équipes pédagogiques.
  • La perte de toute la richesse de la vie étudiante qui constitue une étape intermédiaire importante dans l’accès à l’autonomie et l’apprentissage du vivre-ensemble.
  • La perte des outils qui contribuent à la formation humaine et professionnelle : la conduite de projets collectifs, l’immersion dans le monde du travail (stages, alternance…), etc. Le travail collectif est possible à distance avec les outils collaboratifs, mais il ne produira jamais ce qu’apportent les interactions du face à face.
  • La fermeture des espaces d’accès aux savoirs (bibliothèques, services d’archives et autres lieux ressources) : toutes les sources d’information ne sont pas sur Internet !
  • Un temps de travail sur écran multiplié, ce qui génère nécessairement une fatigue qui serait difficilement supportable sur une longue durée.
  • Un risque accru de perte d’intérêt pour les études universitaires – surtout chez les étudiants dans les situations les plus précaires.

Oui, en cas d’épidémie, il faudra s’adapter, mais arrêtons d’imaginer que l’enseignement à distance et les pédagogies numériques sont l’avenir souhaité voire souhaitable dont doivent rêver les enseignants et les étudiants !

18/05/2020

Cahier sociodémographique n° 6 (mai 2020)

Laval
1. Photographie et évolution de la population. Un léger redressement du nombre d'habitants

Laval était une petite ville qui comptait moins de 17 500 habitants au début du XIXe siècle. Le cap des 20 000 habitants est franchi dans les années 1830 ; celui des 30 000 habitants au début des années 1880.

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15/05/2020

Un an au bout du monde, de Sophie Libion (2019). Une Australie loin des clichés

Sophie Libion a 22 ans quand elle décide d’effectuer ce périple qu’elle raconte en 2019 dans un ouvrage de 215 pages : Un an au bout du monde, publié aux éditions de la Boîte à Pandore (17,90 euros). Son bout du monde, c’est l’Australie. Un voyage de dix mois pour découvrir le pays des grands espaces et des kangourous, des moutons mais aussi des crocodiles, et surtout de l’accueil et de l’échange. Sophie Libion nous fait prendre un bon coup de chaleur au cœur de l’hiver à Darwin (dans le Nord) sous presque 35 degrés. On est loin des aborigènes, du surf et des fêtes alcoolisées !

 

 

14/05/2020

aliser un histogramme empilé (mai 2020)

L'histogramme empilé permet de comparer les évolutions sur plusieurs périodes à partir de chiffres absolus... L'histogramme empilé 100 % utilise les valeurs relatives.

 

 

 

12/05/2020

Visiter autrement l'île de La RéunionNe lâche pas ma main, de Michel Bussi (2013)

Les « Zoreilles » qui n’ont pas connu cette chance de découvrir l’île de La Réunion avec des guides aussi passionnés qu’experts, ou au contraire ceux qui veulent se rappeler quelques bons souvenirs, liront Ne lâche pas ma main, avec une réelle envie de (re)découvrir l’île…

 

 

 

 

10/05/2020

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Une épidémie révèle la nature humaine…

De cette crise sanitaire du coronavirus, on retiendra l’esprit de solidarité, le dévouement, le professionnalisme de la majorité des occupants humains de la planète. Qui voudrait laisser à la postérité, par exemple, ces images de rayons de pâte dévalisées dans les magasins alimentaires ; ou encore cette fuite d’urbains vers leur résidence secondaire au bord de la mer ?

La nature humaine est ainsi faite… Que survienne une épidémie, que la mort ne soit plus une éventualité, mais une menace personnelle, directe, immédiate, et voilà que toutes les perspectives sont modifiées et les barrières morales renversées ; le vernis de la civilité, là où il existait, s’écaille… L’égoïsme devient viscéral.

En quelques semaines ; l’épidémie à son paroxysme aboutit à une remise en cause de valeurs considérées en temps normal comme fondamentales. Heureusement, la lâcheté et l’égoïsme n’ont d’égal que l’héroïsme d’une poignée de femmes et d’hommes. Certains paient de leur vie cet exceptionnel courage.

Ces quelques lignes caractérisent-elles le comportement humain sur la planète Terre en 2020 ? Non, bien sûr ! Nous avons tout emprunté ici à l’historien François Lebrun qui décrit les hommes et la mort en Anjou en temps d’épidémie de peste ou de dysenterie, aux XVIIe et XVIIIe siècles, dans un « essai de démographie et de psychologie historiques » (Paris : Flammarion, 1975, pages 312 à 317)… Nous avons tout emprunté ? Non, pas les rayons de pâte dévalisés et les tentatives de fuite vers les résidences secondaires. En d’autres circonstances, ce sont les interminables files d’attente aux pompes à essence dès qu’on annonce un hypothétique blocage des raffineries…

07/05/2020

Le journalisme au cinéma... (mai 2020)

Le journalisme et la presse sont un objet de recherche inépuisable pour la sociologie. Au regard de l’ampleur du dossier, on peut plus particulièrement s’intéresser à leurs représentations à travers le cinéma. Très souvent, le journaliste des films est une femme ou un homme qui brave les pires difficultés pour faire éclater la vérité. C’est le « héros » au service des Droits de l’humanité – au prix de sa vie, parfois, mais surtout au prix d’une vie familiale qui aurait pu être beaucoup plus tranquille. Mais il n’est pas toujours un personnage solitaire : le cinéma montre qu’il s’agit souvent d’une équipe. Il y a tous les alliés, tous ceux sans lesquels il ne pourrait mener ses enquêtes à leur terme… et tous ceux pour lesquels il représente une menace.

07/05/2020

Respirer, se mettre à hauteur de l'autre et oser dire les choses... L'odyssée du distingué professeur Chandra, de R. Balasubramanyam

Vous en avez sans doute déjà côtoyé dans votre entourage, à l’université, au travail, de ces personnes qui savent tout sur tout. Elles ont cette forme d’arrogance qui vous fait vous sentir idiot avant même d’avoir ouvert la bouche. Et bien le professeur Chandrasekhar est de ceux-là !

 

 



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