CÉAS de la Mayenne
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ACTUALITÉS

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15/09/2018

Treize ans de reconstruction après les bombardements de 1944. La basilique Notre-Dame-des-Miracles, à Mayenne

Les Journées européennes du patrimoine sont toujours l’occasion de découvertes inattendues – même dans les monuments les plus connus dans le département. Le 16 septembre 2017, le Pays d’art et d’histoire Coëvrons-Mayenne l’a encore démontré lors de la visite guidée de la basilique Notre-Dame-des-Miracles, à Mayenne.

14/09/2018

"On rêve tous d'histoires qui se terminent bien"... L'Adoption, en deux tomes (Zidrou et Arno Monin)

Alain et Lynette approchent de la cinquantaine et ils n’ont pas pu avoir d’enfants. Au Pérou, dans la région d’Arequipa, un terrible séisme de magnitude 8,4 a occasionné la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes – laissant ainsi bon nombre d’orphelins.

 

 

 

13/09/2018

La religion romaine à l'époque de la République : des pratiques profondément ritualistes

La religion romaine est une religion polythéiste, comme la plupart des religions antiques, excepté le judaïsme, et elle a la particularité d’être profondément ritualiste. Elle conserve en effet ses rites, même lorsqu’elle en a perdu le sens et l’esprit. Ainsi, sous la République (509 – 27 avant J.-C.), et même sous l’Empire (27 avant J.-C. – 476 après J.-C.), les Romains pratiquent toujours des rituels archaïques, bien qu’ils ne sachent plus leur signification. Mais ils considèrent que la conservation de ces rituels est indispensable, car elle plaît aux dieux, et dans la mesure où cela a plu aux dieux autrefois et qu’ils l’ont manifesté en envoyant des événements bénéfiques, les Romains perpétuent ce rituel.

12/09/2018

La Vague, de Todd Strasser (1981). "L'extraordinaire pouvoir de pression du groupe"

En 1981, s’inspirant d’un téléfilm diffusé la même année, lequel s’inspirait lui-même de faits réels survenus en 1967, Todd Strasser, sous le pseudonyme de Morton Rhue, publie La Vague aux États-Unis, roman qui sera traduit et édité en 2008 en France. Dans un avant-propos paru dans la version originale du livre (1981), Harriet Harvey Coffin (TAT Communications Company) présente La Vague comme la version romancée de faits qui se sont réellement produits dans un lycée à Palo Alto, en Californie.

 

 

 

12/09/2018

CÉAS-point-com de septembre 2017

Les CÉAS-point-com de septembre 2017 sont en ligne...

 

 

 

 

11/09/2018

Les occasions de mieux la comprendre se multiplient. Maladie d'Alzheimer : cinéma et littérature (mise à jour : septembre 2018)

La maladie d’Alzheimer conserve encore tous ses mystères, tant sur le plan médical que pour l’entourage dans la vie au quotidien. Dès lors, on ne peut que saluer les diverses initiatives, dans la production culturelle, qui permettent au grand public de mieux connaître et comprendre cette maladie.

 

 

 

10/09/2018

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Le documentaire va-t-il susciter des vocations ?
De chaque instant, de Nicolas Philibert (2018)

Nicolas Philibert, réalisateur entre autres du Pays des sourds (1992) ou d’Être et avoir (2002), a consacré son dernier documentaire, De chaque instant, à la formation des infirmiers en France, plus précisément à l’institut de formation de la Croix-Saint-Simon, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

Des soucis de santé ont amené Nicolas Philibert plusieurs fois à l’hôpital et ce film est comme un hommage à l’ensemble des infirmiers. Dès lors, très intéressé par les questions d’apprentissage, le documentariste a choisi l’angle de la formation des futurs professionnels du « prendre soin ».

Le long-métrage (105 mn) s’articule en trois parties : 1) La formation à l’institut ; 2) Les stages ; 3) Le retour sur les bilans de stage avec les formateurs référents. Réaliser un documentaire sur un thème précis, ce n’est pas forcément tout montrer… même si c’est techniquement possible. Le cinéma a ses contraintes, notamment en termes de durée, de rythme, voire d’éthique.

La première partie, sur la formation à l’institut, est d’un très grand intérêt. Elle nous montre des enseignements – plutôt des travaux pratiques – qui se déroulent en petit groupe, sans pression particulière, vraiment dans la bonne humeur, avec des formateurs qui prennent le temps de bien expliquer, de montrer, de guider, de rassurer… Comment le documentaire pourrait-il ne pas susciter de vocations ? Cette première partie a néanmoins ses propres limites : le référentiel de formation ne prévoit pas uniquement de tels travaux pratiques. Le cours sur les neuroleptiques en est une rapide illustration. Bien sûr, l’apprentissage pratique des règles d’hygiène et des actes techniques est plus dynamique, au cinéma, qu’un cours magistral. Le lavage des mains et ces actes techniques sont importants, essentiels même, mais à eux seuls ils ne peuvent constituer les seuls apprentissages utiles et nécessaires…

Avec les stages, la deuxième partie est une immersion dans des terrains professionnels. On découvre la très grande diversité des lieux d’exercice du métier, et cet aspect est également très intéressant (1). Dans cette deuxième partie, les actes techniques sont encore omniprésents, mais cette fois-ci, il y a des patients, chez lesquels on perçoit, face à des étudiants encore un peu néophytes, à la fois de l’inquiétude, de l’indulgence, mais aussi de la reconnaissance. On perçoit également le souci des tuteurs de stage de transmettre leurs savoir-faire et leurs qualités relationnelles. Bref, des tuteurs de stage pleinement dans leur rôle, très facilitateurs, qui eux aussi donnent envie de s’engager dans ce beau métier du soin.

La troisième partie – le retour sur les bilans de stage avec les formateurs référents – peut mettre mal à l’aise. Tout s’y complique… Là, on voit des étudiants craquer, pleurer… Du moins retient-on plus particulièrement ces séquences qui sont douloureuses pour tous. Des tuteurs de stage, des médecins, apparaissent tout à coup de véritables tyrans et il faut vraiment être motivé pour s’accrocher et poursuivre sur cette voie du « prendre soin ». Les étudiants ainsi désemparés vont poursuivre car ils sont dans la dernière ligne droite de leur formation, mais l’enthousiasme sera-t-il toujours là ?

Le parti-pris de Nicolas Philibert est un peu déconcertant. Il fallait sûrement dire que le secteur de la santé est lui aussi marqué par le manque de moyens humains, matériels, financiers, mais là, ce sont des problèmes de management qui ressortent. Quand un tuteur de stage met la barre trop haut, au risque de générer du stress chez un étudiant, cela ne va pas spontanément générer de la professionnalité. La plus grande difficulté pour les étudiants infirmiers, on aurait pu penser qu’elle viendrait des patients ; on ne l’aurait pas imaginée à ce niveau.

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(1) - Nous ne développerons pas ici ce que l’étudiant en psychiatrie donne à voir de son métier car la séquence peut paraître caricaturale. On ne comprend pas d’emblée qu’on a affaire à un étudiant en soins infirmiers.

07/09/2018

Un outil de pérennité et de développement. Le projet d'entreprise en librairie (septembre 2018)

Ce document est parti d’un constat : dans la majorité des secteurs d’activité, l’élaboration d’un projet de développement pour les trois, cinq ou dix ans à venir constitue une évidence.

Ainsi, les lycées ont un projet d’établissement ; les établissements et services sociaux et médicosociaux ont obligatoirement un projet d’établissement ou de service ; une communauté de communes va avoir un projet de territoire ; une association, un projet associatif…

Or, dans le secteur de la librairie, même lorsque l’entreprise sollicite des aides publiques, l’existence d’un projet de librairie n’est pas obligatoire, et est même très rare.

Michel Thierry, dirigeant de la librairie Siloë à Laval, a été précurseur : en 1995, avant de céder son entreprise, il a confié une telle mission à une jeune sociologue qu’il salarie : Évelyne Darmanin.

Entre autres, Michel Thierry est cofondateur de la formation de libraires à Laval (Institut supérieur des métiers, devenu UCO Laval). Par ailleurs, Évelyne Darmanin est aujourd’hui responsable de la filière à l’UCO Laval (licence de libraire).

Dès lors, on comprend mieux l’importance accordée dans la formation lavalloise à la méthodologie d’une façon générale, et à la méthodologie du projet d’entreprise, du projet de librairie en particulier.

Ce document est le fruit d’un travail collaboratif, réalisé sur plus d’une dizaine d’années, coordonné par un formateur en méthodologie de projet, Claude Guioullier, chargé de mission au CÉAS de la Mayenne et ayant une bonne connaissance du monde de la librairie.

D’année en année, les apprentis libraires ont enrichi le document de leurs remarques et suggestions à partir de leur jeune expérience dans le secteur d’activité.

D’où, pour chaque politique spécifique, une sorte d’inventaire à la Prévert de toutes les actions pouvant se mettre en œuvre : toutes ensemble, on peut aussi bien y retrouver des idées émanant d’une « petite » librairie familiale ou bien d’une « grande » librairie parmi les plus grandes…

Quand le document a pris forme, c’est toute l’équipe pédagogique, chacun avec son regard ciblé, qui a pu réagir sur les contenus, les rectifier parfois, les enrichir très souvent.

Cet outil est libre de toute utilisation. La plus grande satisfaction pour les apprentis-libraires qui ont participé à sa rédaction serait de le voir utilisé par leurs aînés.

La plus grande satisfaction pour l’UCO Laval et le CÉAS de la Mayenne seraient de voir d’anciens apprentis-libraires à Laval créer leur propre entreprise… avec ce document en livre de chevet.

À tous, rappelons que ce document résulte d’une démarche collaborative. Il peut encore évoluer, s’enrichir d’expériences. Disponible en ligne, le document peut être actualisé, complété, corrigé. Les mises à jour s’effectueront très rapidement.

06/09/2018

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Les maisons de retraite fabriquent de la désespérance chez les proches

Dans son édition du 31 août 2018, en page Pays de la Loire, Ouest-France publie un article sur quatre colonnes, intitulé « Maison de retraite : “On fabrique des grabataires” ». Sans aucun commentaire du journal (hormis deux lignes de chapeau), il s’agit du témoignage brut d’une personne dont la mère, malade d’Alzheimer, est résidente « dans un Ehpad (1) de la Mayenne ».

Cet article nous apparaît comme étant une bévue de la part de Ouest-France. En effet, la publication de ce témoignage, qui stigmatise l’ensemble des Ehpad de la Mayenne par amalgame, est critiquable sur le plan déontologique.

Puisqu’il s’agit d’un témoignage brut, il avait plus sa place dans un courrier des lecteurs ou, à la rigueur, dans une rubrique « Point de vue ». En publiant cet article en page d’informations régionales, le plus grand journal français de la presse quotidienne régionale (PQR) lui apporte de la crédibilité et il en légitime les contenus. Un souci de rigueur aurait pu amener le journal à recueillir des avis contradictoires (direction de l’Ehpad, par exemple) et / ou des commentaires plus experts (Agence régionale de santé, Conseil départemental, etc.).

Ce contexte nous fait penser au documentaire de Jean-Albert Lièvre, Flore (2) : une personne malade d’Alzheimer, accueillie successivement dans deux établissements parisiens, voit sa santé très fortement se dégrader. Ses enfants ne le supportent pas et ils organisent le retour de leur mère, chez elle, en Corse. Elle y arrive en étant grabataire, avec des escarres, mais grâce à un environnement humain exceptionnel, elle va peu à peu retrouver de l’autonomie, jusqu’à pouvoir nager dans la mer ! Malgré tous les soins prodigués, cette personne malade – Flore – va décéder quelques mois plus tard, mais le documentaire reste sur les images d’une personne radieuse. La maladie est implacable…

Il est possible que l’établissement visé par l’article de Ouest-France (non explicitement désigné) soit maltraitant. Pour autant, le chapeau du témoignage est un peu « court » : « À cause du manque de moyen humain et matériel, elle a vu la santé de sa mère se dégrader ». Ouest-France nous semble faire preuve d’une grande légèreté en affirmant, de façon péremptoire, que la dégradation de la santé de la personne est liée à un « manque de moyen humain et matériel »

Cependant, s’il s’agit d’un résident malade souffrant d’une pathologie neuro-dégénérative Alzheimer ou apparentée, tout est complexifié : le regard est faussé et le déni de la maladie avec ses troubles provoque fréquemment parmi les proches un refus de la réalité. La mise en cause ou l’accusation des autres est un moyen d’« évacuer », voire de se déculpabiliser... Dans ce cas, raison de plus, certes, pour laisser chacun exprimer son ressenti, voire sa colère ou sa douleur, mais ailleurs si possible que dans un grand quotidien de la presse écrite, ensuite écouter, écouter encore, et puis expliquer, expliquer, expliquer encore…

À la lecture du témoignage, on perçoit assez bien que le problème est peut-être ici celui d’un établissement qui manque de moyens, mais il est surtout celui d’une personne qui a du mal à accepter l’évolution de la maladie de sa mère…

L’auteure du témoignage critique que les ongles peuvent être « longs, sales » ; que la coiffure « n’est pas faite », que la robe est « mal boutonnée »… N’est-ce pas un peu rapide que de conclure à de la négligence de la part du personnel ? Et si ce type de soins générait systématiquement de l’agressivité, à ce moment précis de la journée, chez la personne malade d’Alzheimer ? Faudrait-il la « shooter » avec des médicaments de façon à s’occuper de ses ongles, de sa coiffure, de sa robe ?

Cela dit, on ne peut exclure qu’il risque de plus en plus d’y avoir des problèmes dans certaines structures en termes d’accompagnement du fait des moyens restreints au regard de la dépendance et de la perte d’autonomie ; on ne peut exclure non plus, par ailleurs, qu’il peut y avoir des comportements individuels inacceptables et intolérables indépendamment des moyens. Alors, au lieu de cet appel de détresse adressé au quotidien et à ses lecteurs, n’aurait-il pas été plus adapté, si négligence il y a, d’adresser un courrier circonstancié à l’Agence régionale de santé ou au Conseil départemental – voire de recourir à un médiateur qui, pour tous les établissements sociaux et médico-sociaux, est appelé « personne qualifiée » ?

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(1) – Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes.

(2) – Cf. www.ceas53.org, rubrique « Gérontologie », puis « Maladie d’Alzheimer » et dossier sur la maladie au cinéma et dans la littérature.

04/09/2018

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Dans dix mois, il pourrait être trop tard…

Soyons très attachés à l’Europe qui nous a apporté la paix et nous permet de mieux connaître nos voisins avec qui nos pères se sont tant déchirés. Il ne faut pas remettre l’Europe en cause, il faut la réformer pour la rendre plus sociale et humaine contre tous ces populistes qui la menacent de l’intérieur.

Le 26 mai 2019, les citoyens français seront appelés aux urnes pour élire leurs députés au Parlement européen. Le moins que l’on puisse attendre des partis politiques qui présenteront des candidats, c’est qu’ils fassent part de leur programme pour l’Union européenne, pour la renforcer, éventuellement pallier ses travers, manques ou limites.

Peut-on imaginer que des partis politiques europhobes présentent des candidats avec la seule motivation de détruire l’Union européenne et de revenir plus de cinquante ans en arrière ? En France, ce serait comme si on appelait à élire des parlementaires – députés ou sénateurs – pour retourner avant 1789 et retrouver un roi et de grands seigneurs.

Vraiment, est-ce faire preuve de responsabilité politique que de marteler que les élections européennes doivent constituer un « référendum anti-Macron » ? Concrètement, le 26 mai 2019, il faudrait que les Français votent pour une liste d’extrême-gauche – ou d’extrême-droite –, non pas sur des idées pour une politique européenne (pour cela, il faut avoir des idées sur la question), mais pour élire des eurodéputés d’un parti en mal de reconnaissance politique, jusqu’au-boutiste, prêt à actionner le levier de la plus vile démagogie et à tromper les Français sur les véritables enjeux d’une élection. Il faut espérer que les Français sauront ne pas tomber dans un piège si grossier !

S’inscrire sur les listes électorales, oui bien sûr ! Voter le 26 mai 2019, c’est une quasi-obligation morale et citoyenne… Et donc voter pour l’Europe que l’on souhaite, sur les plans économique, social, culturel, voire militaire… Mais ne pas se tromper d’année : voter ce jour-là pour ou contre le président de la République, Emmanuel Macron, cela non seulement n’aurait aucun sens, mais de plus cela pourrait s’avérer dangereux de par les risques d’implosion. Ce n’est pas le moment d’affaiblir l’Union européenne ! La prochaine élection présidentielle, c’est en 2022.



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